Evolution d’un projet, 2011-2018 : De « Dream Wariors » à « Les Guerriers des Rêves »

Une idée c’est simple ! Elle germe dans l’esprit et se développe jusqu’à un certain point. A partir de là, on commence à gribouiller des noms, des phrases, des scènes sur des feuilles volantes. Ça devient plus concret. Evidemment, Les « Guerriers des Rêves » ont commencé comme cela. J’avais déjà écrit quelques histoires plutôt SF/Fantasy et je voulais écrire une petite histoire plus contemporaine.

2011 : « Dream Warrirs » le Light Novel.

Le Light Novel, c’est un format littéraire japonais. Prépublié, comme les mangas, dans des magazines, c’est un genre assez dynamique, avec beaucoup de dialogues et d’actions (variable selon les genres, évidemment). C’est surtout un type d’œuvre très adaptée en animé, dont certains dont je suis fan, comme FullMetal Panic, La mélancolie de SH et Monogatari. C’est en m’inspirant de l’ « esprit » de cette dernière œuvre que j’ai commencé à réfléchir à une histoire d’urban fantasy s’articulant autour d’un groupe d’adolescent. « 70 page pour 7 chapitres + introduction et épilogue », voilà la première idée !

2012 : « Les Guerriers des Rêves », un univers multi support de souche Lovecraftienne.

Ici commence ma folie des grandeurs ! De réflexion en réflexion, une petite histoire racontant les aventures de cinq jeunes devient « plusieurs histoires indépendantes les unes des autres, se déroulant dans un univers commun, mais sur d’autres supports que le Light Novel » ! Le background se développe et l’histoire d’urban fantasy devient une histoire d’urban fantasy uchronique !

2013 : « Les Guerriers des Rêves », la BD !

C’est en 2013 que la réalité me frappe au visage : Je suis nul en orthographe… C’est un malheureux constat. Il me faut réévaluer mes ambitions, sous peine de me retrouver face à une impasse. Ma décision est prise ! Ayant déjà écrit des proto-scenarios de BD, ce sera le format de cette histoire désormais ! Evidemment, je ne veux pas fait un projet amateur. Je me renseigne sur les règles du milieu et je créé, en premier lieu, un document de travail plutôt complet avec résumé, présentation de l’univers, des personnages et j’en passe. A partir de là, l’étape capitale : Trouver un/e illustrateur/trice ! Bah oui. Je ne sais pas dessiner et les éditeurs ne regardent pas les projets sans dessinateur (sauf quand vous êtes déjà un scénariste reconnu). C’est l’heure du démarchage. Je commence par lister tous les illustrateurs/trices, professionnel ou amateur, que j’aime. Grand amateur de blog BD ça fait beaucoup de dessinateurs/trices potentiels. Je fais le tri par rapport à leurs styles et j’en contacte une petite dizaine. Mon mail est semi-automatique, avec des éléments récurrents et des précisions sur la raison qui me fait les contacter. Le mot d’ordre est « professionnel » ! C’est très dur, car une BD c’est plus d’une année de travail pour un/e illustrateur/trice (2 à 4 mois pour le scénariste). Ce qui sera présenté aux éditeurs ne sera donc pas la BD complète, mais 4 à 5 planches, dont une ou deux finis (encré et coloré) plus une présentation des croquis de recherches. Cela représente un travail plutôt impressionnant. Alors imaginez qu’un gus sorti de nulle part vous propose de travailler sur son projet pour un résultat qui sera dans 90% (chiffre non contractuel) des cas refusés… Personnellement, je ne sais pas si j’aurais accepté. Probablement pas… Mais, heureusement pour moi, une personne a accepté (voir présentation d’Helena).

Attention, cette présentation des évènements a été  simplifiée ^^ En vérité, je ne cherchais pas spécifiquement à développer cette histoire, mais un projet BD. C’est Helena qui  choisit « Les Guerriers des rêves » (et je l’en remercie énormément) parmi 4 projets de type «fantastique avec un côté historique », qui est son domaine de prédilection.

2014 : « Les Guerriers des Rêves », refusé…

Alors, je vais faire l’impasse sur le développement artistique du projet, que je vous développe dans un autre article pour passer à 2014 et l’envoi du projet finalisé aux éditeurs. On va la faire courte, ce n’est pas passé… Certaines réponses étaient décevantes « vous ne répondez pas à notre ligne éditorial », d’autres plus constructives. Editeur n’est pas un travail facile, et les professionnels doivent jongler avec beaucoup de projets, ce qui déshumanise un peu le processus de sélection. Bon… Et après ? Eh bien, on ne baisse pas les bras et on met en route un nouveau projet ! Toujours avec Helena et toujours dans l’univers développé pour les Guerriers des Rêves : Temero Iluminatus ! Cela est une autre histoire…

2017 : Résurrection de « Les Guerriers des Rêves ».

Après quelques années à essayer de proposer des projets de BD et autant de refus, une frustration nait en moi… Celle de développer une histoire qui ne se conclura jamais vraiment. Je commence alors à réfléchir à cette idée qui ne m’a jamais quittée : écrire un « roman ». Je me lance sur une histoire nouvelle ! Cela m’a pris deux années, mais je réussis finalement à boucler « Projet Ecole de Magie  » ! Un projet de 180 000 mots. Une véritable montagne de mon point de vue !

Et ensuite ? Et bien, en attendant un retour des éditeurs (plus d’une année pour une réponse), je me dis qu’écrire une ou deux nouvelles serait intéressantes. Et pourquoi pas « Les Guerriers des Rêves » ? Je dispose de plusieurs résumés complets d’histoires. Ce sera donc une anthologie de 10 nouvelles ! Plus de 200 000 mots de prévu ! Ambitieux ! Trop ! Je calme mes ardeurs. Je ne veux pas passer 5 ans sur un même projet (j’ai d’autres idées que je veux développer), alors je coupe la poire en deux : 5 nouvelles tout de suite, et 5 dans quelques années !

La rédaction se fait tranquillement (l’expérience ça vous change la vie !). 6 mois (+-) et 100 000 mots plus tard, je termine la 1er partie de mon anthologie de nouvelles !

2018 : Publication !

Bien ! Nous arrivons à aujourd’hui. Ecrire une nouvelle c’est bien ! La faire lire, c’est pas forcement mieux, mais c’est également bien. Ok, mais par quelle méthode ? Les éditeurs ? Peut-être un jour pour le roman, mais là on va faire l’impasse ! Après réflexion (wattpad, autoédition…) je choisis le Fanzine numérique. Problème ? Je suis toujours une bille en orthographe… Solution : correcteur/trice ! Je contacte alors quelques personnes qui ont réalisé un crowdfunding (Cordelia, Ielenna, Filae…) pour leurs demander conseil. J’obtiens un nom ! Contact pris, devis effectué, et payement finalisé, me voilà soulagé du poids de mes fautes ! Je créer un compte WattPad et je publie !

2100, et après ?

Rien ! Mais rêvons à une adaptation ! C’est beau de rêver…



Commentaires fermés.